L’aviation d’affaires a un rôle à jouer dans la lutte pour un monde durable

La semaine dernière, j’ai eu le privilège de participer à One Young World avec neuf autres représentants de l’Association Européenne de l’Aviation d’affaires (EBAA).

One Young World est un sommet annuel rassemblant des jeunes de plus de 190 pays qui débattent des problèmes urgents auxquels le monde fait face et proposent des solutions innovantes pour y répondre.

Si le sommet met en évidence l’ampleur des difficultés auxquelles le monde est confronté, sociales et environnementales, il nous a aussi prouvé qu’il existe un grand nombre de personnes qui se battent pour répondre à ses difficultés au sein de leur communité, leur pays ou à l’échelle planétaire, avec une énergie revigorante.

J’ai quitté le sommet avec la même énergie et un sentiment de responsabilité qui me pousse à croire que, nous aussi, nous pouvons contribuer à rendre le monde meilleur.

Les entreprises font partie de la solution pour répondre aux enjeux globaux

Aborder les problèmes sociaux et environnementaux ne repose pas uniquement sur les épaules des gouvernements et des ONG. Les entreprises, quelles que soient leurs tailles, ont un rôle à jouer.

Antoine Sire, Directeur de l’Engagement d’Entreprise à BNP Paribas assure que c’est son travail en entreprise, et non en politique, qui lui a permis de faire une différence. Au cœur de l’économie, les entreprises peuvent investir en recherche et technologie pour proposer des ressources et procédés plus durables. Nous avons notamment entendu l’exemple de BP, qui se bat pour diminuer l’utilisation du charbon (encore trop souvent utilisé, particulièrement dans les pays en développement) en rendant le gaz et les énergies renouvelables plus accessibles.

La PDG de Lumos, une ONG qui se bat pour la protection des enfants, nous incite à trouver et soutenir les programmes existants dans nos entreprises et voir si nous pouvons les aider. Ou à créer un lien entre nos entreprises et les projets sociaux autour de nous pour y prendre part.

Cela est valable pour les entreprises de toutes industries et de toutes tailles. John Roberts, fondateur et Président de AO confirme : « Tout le monde a quelque chose à offrir : du temps, des contacts, des compétences. Pas juste de l’argent. »

Les futures générations n’achèteront pas les produits des marques non responsables

Les « Millenials », ou génération Y, sont plus sensibles au concept de responsabilité sociale et plus concernés par l’environnement que toutes les générations précédentes. Soucieux de leur futur et de celui de leurs enfants et sensibilisés depuis l’enfance aux enjeux globaux, ils sont plus engagés.

D’après Feike Sijbesma, PDG de DSM, dans dix ans les marques ne pourront plus vendre un produit ou service sans être socialement responsable. « Personne ne peut réussir dans une société qui échoue » déclare-t-il, rappelant aux entreprises que si nous voulons rendre ce monde plus durable nous devons inévitablement le repenser.

Si ces mots semblent forts, ils s’appliquent aussi à l’aviation d’affaires. D’après un rapport d’EBAA, 40% des Millenials pensent que le changement climatique est la tendance qui aura le plus d’impact sur le futur du transport aérien, devant le numérique et l’intelligence artificielle.

Une industrie plus responsable pourrait donc être la solution pour faire décoller l’aviation d’affaires dans les prochaines années.

Quelles solutions durables pour l’aviation d’affaires ?

La bonne nouvelle est que l’aviation d’affaires a beaucoup à offrir.

Le monde des jets privés est moderne et fascinant, propice à l’innovation et à la technologie. L’industrie offre des solutions pour rendre les déplacements plus flexibles et plus efficaces, créant du revenu et des emplois. Aujourd’hui, 371 000 emplois sont directement ou indirectement liés au secteur en Europe et beaucoup d’employés ont des positions à haute responsabilité et à haut niveau de compétences.

Mais il nous reste encore beaucoup de défis à relever.

Ensemble, nous devons encourager la diversité et célébrer les minorités, notamment en employant plus de jeunes, de femmes, de personnes en situation de handicap ou même des réfugiés.

À PrivateFly, j’ai la chance de travailler avec de nombreux jeunes professionnels, un employé sur trois est une femme et notre équipe vient de 13 pays différents. Je sais que c’est cette diversité qui apporte le dynamisme de notre entreprise et encourage l’innovation.

En termes d’environnement, recherche et développement sont nos meilleurs alliés ! Les voitures électriques peuvent déjà couvrir jusqu’à 540km et la recherche continue. À PrivateFly, la moitié des trajets que nos clients effectuent durent moins de 3 heures et en Europe beaucoup se contentent d’un vol d’une heure ou deux. Nous pouvons donc déjà déceler une opportunité évidente pour des petits appareils électriques sur le marché de la location de jet privé.

À plus petite échelle (mais à grande importance), nous devons encourager et supporter l’amélioration des procédés mis en place dans nos bureaux pour réduire notre impact écologique et développer une responsabilité sociale.

Je suis très fière de faire partie des dix délégués qui ont été envoyés par EBAA à One Young World. Nous avons maintenant la responsabilité de passer à l’action. Avec le support d’EBAA, nous recherchons désormais des solutions pour accompagner l’industrie vers la durabilité, et nous espérons proposer des solutions concrètes dans les prochains mois.

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Publié: 24th October 2018 par Alexandre Perfetti

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