EBACE 2014 – Journal de bord : 3ème jour
EBACE touche à sa fin aujourd’hui, il est donc temps pour les professionnels de l’aviation d’affaires de rentrer dans leurs bureaux respectifs aux quatre coins de l’europe – et du monde.

J’espère que la plupart d’entre eux reviennent avec le même optimisme que moi quant à l’avenir de notre industrie et le réel potentiel qu’offre l’europe.
Si l’on se penche sur 2006 et 2007, l’aviation d’affaires européenne a progressé de 10% par an .
Il est clair qu’il s’agit d’une industrie avec un potentiel de croissance considérable, et ce, malgré les conditions économiques.
Bien sûr, la récession a ralenti le marché qui continue de se contracter ( 2,4% yoy ). Mais cette année, les indicateurs du marché démontrent une certaine croissance.
Lors d’EBACE, nous avons beaucoup parlé de collaboration, de consolidation de nos actifs mais surtout de la nécessité d’une meilleure compréhension, et analyse du marché.
En un mot, améliorer tous les aspects qui rendent l’aviation d’affaires plus efficace !
Par efficacité j’entends le rapport coût-efficacité pour le client.
Dans notre récente étude comparant l’industrie des jets privés en Europe par rapport aux Etats-Unis, nous avons constaté un vrai écart entre les prix pratiqués en Europe et ceux pratiqués aux Etats-Unis.
1/Le profil “type” du client a changé
Il compare désormais le marché. Qu’il voyage dans un jet lui appartenant, ou bien en propriété fractionnée ou encore dans un jet qu’il a affrèté.
– Propriétaire d’un jet – La concurrence est rude chez les constructeurs d’avions. C’est pourquoi d’importantes réductions de prix sont consenties par les constructeurs afin de remplir leurs carnets de commandes .
– La propriété fractionnée – La plupart des clients de NetJets achètent maintenant moins d’heures et alternent entre des vols effectués en propriété fractionnée ( vols aller simple) et des vols affrètés ( retour en vols à vide)
– L’affrètement – Avec plus de 400 opérateurs en Europe, la comparaison des prix et des avions devient essentielle.
2/ Le coût du carburant – il représente à lui tout seul, un quart du coût d’un vol en jet privé. Les opérateurs devraient donc definitivement consacrer beaucoup plus de temps à trouver un carburant moins coûteux pour chaque destination.
3/ Un choix d’avion plus en adéquation avec la route du client
Par exemple, un vol Londres-Paris requiert un avion totalement différent d’un vol Paris – Moscou .
4/ Il serait plus judicieux pour les clients de jets de ne pas s’engager sur des financements à long terme
Le marché de l’affrètement est en perpétuelle mutation, les prix sont donc de moins en moins élevés. Le marché devrait devenir ultra concurrentiel lors de ces 3 prochaines années car aujourd’hui l’offre dépasse la demande. En moyenne, un avion est seulement utilisé que quelques heures par mois, c’est pourquoi les opérateurs comptent beaucoup sur l’affrètement.
Le marché européen a encore beaucoup à apprendre du -mâture-marché américain. Voir notre derniere infographie Europe vs Etats-Unis
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EBACE 2014 – Journal de bord : 1er jour
