Les jets privés peuvent-ils atterrir dans les grands aéroports internationaux ?

Logiquement, un petit avion ne devrait avoir aucun problème à atterrir sur les larges pistes d’un grand aéroport international.

Et pourtant, il est peu probable que vous voyiez atterrir un Phenom 100 ou un Falcon 50 sur les pistes de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.

Et si vous contactez l’un de nos responsables de vol pour la location d’un jet privé de Paris à Londres, il vous conseillera de décoller Paris-Le Bourget et d’atterrir dans l’un des nombreux aéroports privés de Londres, pour votre propre confort.

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Intéressons-nous donc aux raisons pour lesquels les jets privés évitent les grands aéroports internationaux.

Les files d’attente avant le décollage

Il est rare qu’un pilote et son avion (qu’il s’agisse d’un avion commercial ou d’un jet privé) obtiennent l’autorisation de décoller immédiatement d’un grand aéroport. Le plus souvent, l’appareil est mis sur liste d’attente et ne peut décoller que lorsque les autres avions devant lui sont partis.

À titre de comparaison, l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle enregistre chaque année plus de dix fois plus de départs et d’arrivées que l’aéroport de Paris-Le Bourget.

Trafic aux aéroports de Paris

Capture du nombre d’avions aux différents aéroports de Paris (d’après flightradar24.com, le 24/09/2015 à 15:40)

L’attente est une opération normale et prévisible dans les grands aéroports, et les compagnies aériennes ont l’habitude de gérer ce temps additionnel.

Mais pour les voyageurs qui possèdent des cartes prépayées pour des vols privés ou qui ont une participation dans la propriété partagée d’un jet, ce retard a un coût considérable puisque le vol leur est facturé à l’heure.

Les clients qui volent avec PrivateFly ne subissent pas de coûts additionnels, mais ils perdent du temps. Et le gain de temps est l’un des principaux avantages de l’aviation privée.

La phase d’atterrissage

La vitesse de croisière d’un jet privé est similaire à celle d’un avion commercial. Mais à l’atterrissage, les petits jets sont plus lents que les gros avions. Sans l’intervention de la tour de contrôle, cette différence de vitesse pourrait entrainer le chevauchement de plusieurs avions dans les airs.

C’est pourquoi, dans les plus grands aéroports, les pilotes de jet privé ont l’obligation de maintenir une vitesse de plus de 200 nœuds (370km/h) jusqu’aux 7 derniers kilomètres avant l’arrivée.

Pour les pilotes les plus expérimentés, cette manœuvre ne pose aucun problème. Mais ceux qui ont moins d’expérience peuvent trouver l’atterrissage délicat.

Pour voler à une vitesse de 200 nœuds, un jet doit avoir les volets et les freins d’atterrissage rétractés. Conserver une telle vitesse à l’approche de la piste force les pilotes à effectuer les vérifications pour préparer l’atterrissage plus rapidement qu’en temps normal.

Atterrissage d'un jet privé - Alex Peake

L’arrivée sur la piste

On imagine souvent qu’atterrir avec un plus petit appareil sur les longues et larges pistes des grands aéroports ne devrait pas poser de problème. Mais les difficultés surviennent après l’atterrissage.

Le jet doit quitter la piste au plus vite, puisque les atterrissages peuvent s’enchaîner à des intervalles d’à peine 30 secondes et l’avion suivant peut être un Boeing 777 rempli de passagers qui n’apprécieront pas forcément voir leur avion remettre les gaz à l’approche finale de la piste.

Il est donc indispensable que les jets quittent la piste le plus rapidement possible pour ne pas gêner d’autres appareils. Les pilotes doivent alors accélérer une fois sur la piste et parfois effectuer des virages serrés.

Une fois sur le sol, le trafic important peut entrainer quelques erreurs… certains jets se sont même perdus dans des grands aéroports !

Alors que les pilotes d’avions commerciaux connaissent en général par cœur les quelques aéroports qu’ils utilisent, les pilotes de jets privés sont amenés à utiliser beaucoup plus d’aéroports.

Rien qu’en Europe, on compte plus de 3 000 aéroports accessibles aux jets. Les pilotes doivent donc se fier aux indications de la tour de contrôle, pas toujours évidentes à suivre.

Jet privé - Alex peake

Le parking

Étonnamment, les grands aéroports sont rarement adaptés pour accueillir les jets privés.

Dans les grands aéroports, les jets privés sont parfois garés au milieu de cargos ou sur des parkings se trouvant à des kilomètres du terminal où ils doivent récupérer leurs passagers le jour suivant.

L’équipage doit alors redoubler d’effort pour accueillir les passagers et leur permettre d’atteindre leur avion le plus rapidement possible.

Les douanes

Le passage des douanes est généralement différent dans les petits aéroports. Si la vérification de l’identité reste une étape nécessaire, elle est beaucoup plus rapide et personnalisée.

Les grands aéroports ne peuvent pas toujours permettre un tel accueil.

Les bouchons sur la route

La plupart des voyageurs d’affaires cherchent également à gagner sur la route jusqu’à l’aéroport, notamment en choisissant les aéroports les plus proches de leur point de départ et leur destination.

Les grands aéroports sont connus pour être sujets à d’importantes congestions.

Trafic d'avion - Alex Peake

Choisir un aéroport plus petit

Nous recommandons donc généralement à nos clients d’atterrir dans les aéroports les plus petits, qui répondent au mieux à leurs exigences.

Le confort du voyageur et la rapidité de l’embarquement sont des points clés de l’aviation privée, et nous nous assurons que les aéroports et le personnelau sol soient en mesure d’offrir les meilleurs services à ces égards.

Pour des conseils personnalisés concernant les aéroports privés et la location d’un jet privé, écrivez-nous ou contactez-nous au +33 (0)1 70 70 77 87.